Voici mon bilan et retour sur une saison remarquable.


Ca débute en force avec une prospection de morilles dans le Bas-du-Fleuve avec mon bon ami Thibaud Mony de l'Académycète. On commence la journée, fin mai, vers un secteur qui nous intéresse. Thibaud avait fait la recherche sur Forêt Ouverte et a découvert un peuplement de peuplier faux tremble, peuplier baumier et quelques conifères. Sur le chemin, après une vingtaine de minutes, on se heurte à un immense tronc d’arbre tombé en plein chemin en plus d’un sol détrampé. Impossible de passer. Bien évidemment, en allant en forêt pour trouver des champignons, il faut être prêt à toute éventualité, dont ne pas être capable de se rendre sur place. Notre deuxième arrêt n’est pas si loin mais dans une direction contraire. On s’arrête d’abord pour vérifier dans le sous-bois si les conditions sont bonnes. Après quelques recherches, on ne trouve rien mais tout semble aligné pour en trouver ; de la pluie les jours auparavant, une composition écosystémique idéale, un sol organique recouvert de mousse, très peu de lumière). On poursuit donc nos recherches au 3e endroit que nous avions en tête. Même pas sorti de la voiture, je m’exclame : DES MORILLES, UNE GROSSE MORILLE WAAAAAW!! Suivant la découverte d’une dizaine de morilles sur le sentier (qui n’était pas hyper fraîche), on continue la randonnée sur un chemin forestier pour découvrir une zone escarpée avec de magnifiques peupliers matures. Quelques secondes plus tard, nombreuses et nombreuses morilles nous apparaissent sous les yeux.

À trois, nous nous sommes partagés une généreuse quantité de morilles noires.


Avec un départ de saison qui surpasse mes attentes, je me dirige vers la mi-mai dans un secteur plus à l'Est dans la région du Brome-Missisquoi, reconnu pour ses prucheraies anciennes. Les reishi ont été nombreux et ont profité de la belle température du début d'été. Le mycélium du reishi de la pruche est considéré comme étant un biannuel avec une année de régénération et nutrition et une autre année de fructification. J’ai remarqué ce cycle au cours des dernières années. J’en ai même trouvé à la fin du mois d’août en Nouvelle-Écosse.

Le restant de l'été, je me suis beaucoup concentré sur me perfectionner sur l'identification et le conditionnement de plusieurs comestibles de choix. J'ai d'ailleurs trouvé mes premiers polypore de brebis, chanterelles cinnabre, trompettes de la mort et quelques autres. Des Laurentides jusqu'à la Nouvelle-Écosse, je peux dire que j'ai approfondi mes connaissances sur les écosystèmes naturels de l'est du pays.

Bien évidemment les thérapeutiques ne sont jamais bien loin, malgré que j'ai concentré moins d'efforts sur leur cueillette il est encore temps de cueillir les polypores durant l'hiver. À la saison prochaine les champignons! On retourne à l'intérieur transformer les cueillettes et les nombreux produits en champignonnière.

Panier de cueillette avec des chanterelles et champignons homard

Polypore des brebis, Albatrellus ovinus, champignon sauvage

Polypore des brebis (Albatrellus ovinus)

Hydne Américaine, Hydne Hérisson, Lion's mane

Hydne Américaine (Hericium americanum)

Reishi, reishi pruche, tsugae, ganoderma

Couronne de reishi de la pruche, réalisation Marie-Michelle Desrochers

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